Les tablighis et la science ...

Publié le par Administrateur MUKHLISUN

Le dimanche 22 ṣafar 1428 H..

 

Question :

Que disons-nous de ceux qui sort (yakhrudjūn) en dehors du Royaume [d’Arabie ou dailleurs : ndt] pour la prédication alors qu’ils n’ont jamais recherchés la science. Ils incitent [les gens] à sortir et répètent [des paroles] emblématiques étranges et prétendent que celui qui sort dans la voie d’Allāh pour la prédication, alors, Allāh l’inspirera. Egalement, ils prétendent que la science n’est pas une condition obligatoire [pour sortir] ?

 

Réponse du noble chaykh Ṣāliḥ Al-Fawzān – qu’Allāh le préserve – a dit :

La sortie dans la voie d’Allāh (al-khurūdj fī sabīl allāh) [des tablighis] n’est pas la [la véritable] sortie à laquelle ils font allusion aujourd’hui.

[En réalité,] la sortie dans la voie d’Allāh c’est la sortie pour les incursions (ghazw). Et aujourd’hui, concernant [l’appellation] « khurūdj » (sortie) qu’ils ont donné [à leur action], alors ceci est une innovation (bidʿah) qui n’est pas parvenue des [pieux] Prédécesseurs.

La sortie de la personne appelant (invitant/yadʿū) à Allāh ne doit pas se limitée (mutaqayyad) à des jours particuliers (muʿayyanah) mais plutôt, il invite à Allāh dans la mesure de son possible (imkānīyyah) et [selon] son potentiel (maqdurah) sans être lié à un groupe ou être tenu [de sortir] pour quarante (40) jours, moins [que cela] ou plus.

Et ainsi, ce qui est exigé de la part des prêcheurs (dāʿiyah), c’est qu’ils soient des personnes de science (dhū ʿilm). Il n’est pas permis à la personne d’inviter les gens à Allāh tout en étant ignorante (djāhil). Allāh le Très-haut dit :

 

(108. Dis : « Voici ma voie, j’appelle les gens à [la religion] d’Allāh, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente (baṣīrah). …)

(Coran : 12/108)

 

[(...ʿalā baṣīratin ...) : C’est-à-dire, étant sur des connaissances car il est indispensable aux prêcheurs de connaître ce à quoi ils invitent entre [les choses] obligatoires (wādjib), recommandables (mustaḥabb), prohibées (muḥarram), répréhensibles (makrūh), le polythéisme (chirk), le péché (maʾsīyyah), la mécréance (kufr), la perversité (fusūq), la désobéissance (ʿiṣyān), les degrés (darādjāt) de la contestation (inkār) et la manière [d’y procéder].

La sortie empêchant la recherche de la science (ṭalab al-ʿilm) est une chose vaine (bāṭil) car la quête du savoir est une prescription [obligatoire] (farīḍah) et il sera acquit que par un apprentissage (taʿallum) et non par une inspiration (ilhām). [Ce genre de croyance,] fait partie des superstitions (mythes/khurafāt) des soufis égarés, car la pratique (ʿamal) sans science est un égarement (ḍalāl) et la prétention (ṭamʾ) de son acquisition (taḥṣīl) sans un apprentissage (taʿallum) [préalable] est une idée fausse (wahm khāṭi’).

 

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Traduction : L’équipe MUKHLIṢŪN

Référence :

http://www.albaidha.net/vb/showthread.php?t=110

« thalāthu muḥāḍaratin fī al-ʿilm wa ad-daʾwah ».

 

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